Economie

 

Au lendemain de son indépendance, Madagascar est restée de nombreuses années dépendante de la France. Elle tente de s’en détacher en 1972 et se rapproche de ses amis communistes. Ce changement entraîne la chute du pays : une violente crise survient alors en 2002, marquant un tournant radical dans la société malgache. Madagascar connaît aujourd’hui un nouvel espoir : de nombreuses routes sont construites, de nouveaux investisseurs s’installent sur l’île. On assiste à la création d’une nouvelle monnaie l’année suivante, l’Ariary, qui remplace le franc malgache :
1 Ar = 5 FMG.

Mais les difficultés auxquelles se heurte le pays sont encore nombreuses : croissance démographique effrénée, pauvreté, corruption et lutte d’influence, difficultés économiques et monétaires, état déplorable des infrastructures datant de l’époque coloniale qui ne sont jamais entretenues…

Madagascar reste avant tout un pays agricole. L’agriculture emploie 75 % des habitants et la population est à 70 % rurale. Il s’agit avant tout d’une agriculture de subsistance pratiquée à l’échelle familiale, sur de petites parcelles. Le riz est la ressource principale de la majorité des foyers malgaches, à raison de 130 kg par an et par habitant. Jusqu’en 1971, Madagascar en produisait suffisamment pour garantir son autosuffisance alimentaire et exporter. Aujourd’hui, le pays n’exporte plus que son riz de meilleure qualité et doit importer du riz de qualité inférieure pour nourrir une population en constante augmentation. Le maïs, le manioc et les cultures maraîchères, en expansion, sont les autres cultures principales. Madagascar produit également d’autres cultures d’exportation : vanille, café, clous de girofle…

Le secteur industriel emploie moins de 5 % de la population active et les services environ 10 %, notamment dans les banques et les télécommunications. Le textile connaît un réel dynamisme grâce au faible coût de la main-d’œuvre.
Le tourisme est considéré de longue date comme particulièrement prometteur mais souffre de la faiblesse des structures d’accueil répondant aux normes internationales, de problèmes de circulation dus aux défaillances du réseau routier, du déficit des structures sanitaires et surtout du manque de liaisons aériennes avec l’étranger et leur coût excessif.

L’économie malgache repose ainsi pour une très large partie sur l’aide internationale. L’endettement reste un des plus élevés d’Afrique.

Près de 75 % de la population malgache vit en dessous du seuil de pauvreté ; le taux d’alphabétisation serait d’environ 65 % en ville et d’un peu plus de 30 % à la campagne. L’espérance de vie ne dépasse pas 52 ou 53 ans et le taux de mortalité infantile est de 9,2 %.


Photos 2008






Géotopo International, jeudi 20 juillet 2017, 20 h 26 min - D'après un modèle de Sebeto
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Dernière mise à jour le 23 Mars 2009